Religion 23.01.2014

Pape François : le Bon Samaritain, modèle des communicateurs du monde numérique

Dans le « Message pour la Journée mondiale des communications sociales » du Pape, la parabole du Bon Samaritain devient celle du communicateur du XXIe siècle.

Elisabeth de Baudoüin
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Elisabeth de Baudoüin
23.01.2014
AP Foto/Alessandra Tarantino
« Que l'icône du bon Samaritain, qui soigne les blessures de l'homme blessé en y versant de l’huile et du vin, soit notre guide. Que notre communication soit une huile parfumée pour la douleur et du bon vin pour l’allégresse. Notre rayonnement ne provient pas de truquages ou d'effets spéciaux, mais de notre capacité de nous faire proche de toute personne blessée que nous rencontrons le long de la route, avec amour, avec tendresse. N'ayez pas peur de devenir les citoyens du territoire numérique. L'attention et la présence de l’Église sont importantes dans le monde de la communication, pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à rencontrer le Christ ». 

Ces lignes, qui en constituent comme l’hymne final, résument à elles seules le « Message pour la 48ème Journée des Communications Sociales » du Pape François.  Un message intitulé « La communication au service d’une authentique culture de la rencontre », où le Pape créé la surprise en proposant le Bon Samaritain, plus seulement comme modèle de charité chrétienne, mais comme patron, en quelque sorte, du communicant. Sous la plume pontificale,  la célèbre parabole devient celle « du [bon] communicateur ».

Une surprise pouvant en réserver une autre, on notera - sans doute une heureuse coincidence - que le même jour, dans  une chronique parue dans  La Croix et sur le site catholique du diocèse de Lyon où il annonce sa présence à la Manif pour tous du 2 février prochain, le Cardinal Barbarin se réfère aussi à cette page d’évangile : « Aujourd’hui, la parabole du Bon Samaritain m’interpelle : moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas « passer mon chemin » (cf Aleteia) Preuve que même sans se concerter, les grands esprits peuvent se rencontrer !

Cœur de son message, cette parabole permet au Pape de délimiter les contours d’une authentique culture de la rencontre : Une culture de la réciprocité et de l’échange, qui repose sur le dialogue, l’écoute et l’accueil. Elle permet à tout homme de bonne volonté de travailler à « l’unité de la grande famille humaine » et aux chrétiens eux-mêmes d’ « apprécier les grandes valeurs inspirées par le christianisme ». Ces idées ne sont pas neuves, ni dans la bouche ni sous le plume du Pape. Mais resituées dans le contexte des communications sociales, elles prennent une coloration nouvelle. « Lorsque la communication est destinée avant tout à pousser à la consommation ou à la manipulation des personnes, nous sommes confrontés à une agression violente comme celle subie par l'homme blessé par les brigands et abandonné au bord de la route », remarque le Pape. Au contraire, « communiquer, c’est se faire proche et prendre en charge ».

A ce prix, Internet peut, malgré ses limites, être un « lieu plein d’humanité » et un outil formidable au service de l’évangélisation : « Grâce au réseau, le message chrétien peut voyager jusqu’aux extrémités de la terre ». Un clin d’œil aux journalistes qui travaillent à la fois pour le Christ et sur le Web, à qui ce message s’adresse tout spécialement.


Lire sur le site du Saint-Siège le  MESSAGE DU SAINT-PÈREPOUR LA XLVIIIe JOURNÉE MONDIALE

DES COMMUNICATIONS SOCIALES  [Dimanche 1er juin 2014] La communication au service d'une authentique culture de la rencontre

 

 

« Que l'icône du bon Samaritain, qui soigne les blessures de l'homme blessé en y versant de l’huile et du vin, soit notre guide. Que notre communication soit une huile parfumée pour la douleur et du bon vin pour l’allégresse. Notre rayonnement ne provient pas de truquages ou d'effets spéciaux, mais de notre capacité de nous faire proche de toute personne blessée que nous rencontrons le long de la route, avec amour, avec tendresse. N'ayez pas peur de devenir les citoyens du territoire numérique. L'attention et la présence de l’Église sont importantes dans le monde de la communication, pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à rencontrer le Christ ». 

Ces lignes, qui en constituent comme l’hymne final, résument à elles seules le « Message pour la 48ème Journée des Communications Sociales » du Pape François.  Un message intitulé « La communication au service d’une authentique culture de la rencontre », où le Pape créé la surprise en proposant le Bon Samaritain, plus seulement comme modèle de charité chrétienne, mais comme patron, en quelque sorte, du communicant. Sous la plume pontificale,  la célèbre parabole devient celle « du [bon] communicateur ».

Une surprise pouvant en réserver une autre, on notera - sans doute une heureuse coincidence - que le même jour, dans  une chronique parue dans  La Croix et sur le site catholique du diocèse de Lyon où il annonce sa présence à la Manif pour tous du 2 février prochain, le Cardinal Barbarin se réfère aussi à cette page d’évangile : « Aujourd’hui, la parabole du Bon Samaritain m’interpelle : moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas « passer mon chemin » (cf Aleteia) Preuve que même sans se concerter, les grands esprits peuvent se rencontrer !

Cœur de son message, cette parabole permet au Pape de délimiter les contours d’une authentique culture de la rencontre : Une culture de la réciprocité et de l’échange, qui repose sur le dialogue, l’écoute et l’accueil. Elle permet à tout homme de bonne volonté de travailler à « l’unité de la grande famille humaine » et aux chrétiens eux-mêmes d’ « apprécier les grandes valeurs inspirées par le christianisme ». Ces idées ne sont pas neuves, ni dans la bouche ni sous le plume du Pape. Mais resituées dans le contexte des communications sociales, elles prennent une coloration nouvelle. « Lorsque la communication est destinée avant tout à pousser à la consommation ou à la manipulation des personnes, nous sommes confrontés à une agression violente comme celle subie par l'homme blessé par les brigands et abandonné au bord de la route », remarque le Pape. Au contraire, « communiquer, c’est se faire proche et prendre en charge ».

A ce prix, Internet peut, malgré ses limites, être un « lieu plein d’humanité » et un outil formidable au service de l’évangélisation : « Grâce au réseau, le message chrétien peut voyager jusqu’aux extrémités de la terre ». Un clin d’œil aux journalistes qui travaillent à la fois pour le Christ et sur le Web, à qui ce message s’adresse tout spécialement.


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