Religion

Pape François : Pour évangéliser, construisez des ponts pas des murs !

C’est un véritable vade-mecum de l’évangélisateur que le Pape a proposé le 8 mai, lors de son homélie.

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08.05.2013
© AFP & SHUTTERSTOCK © AFP & SHUTTERSTOCK


« L’Eglise ne grandit pas dans le prosélytisme ! Benoît XVI nous l’a dit. Mais elle grandit par attraction, par le témoignage, par la prédication », a souligné le pape François lors de sa messe du matin à la Maison Sainte-Marthe, ce mercredi 8 mai, en évoquant l’attitude du « bon évangélisateur ».
 
Le pape célébrait la messe en présence d’un groupe d’employés des Services généraux du Gouvernorat et de la Chancellerie du Tribunal de l’Etat de la cité du Vatican. Il leur a expliqué, avec force exemples et détails, l’attitude que doit avoir un chrétien pour annoncer Jésus-Christ autour de lui, et qu’il soit « accepté, reçu et non rejeté ».
 
Pour cela, il a cité l’exemple « courageux » de l’apôtre Paul qui a annoncé Jésus Christ aux peuples idolâtres, sans les juger ou les condamner mais en essayant de « toucher leurs cœurs » -sans leur dire : « Idolâtres ! Vous irez en enfer...» - mais en cherchant à dialoguer avec eux.
 
 C’est en cela, a-t-il ajouté, que « Paul est un pontife, un constructeur de ponts », et non « un constructeur de murs ».  C’est  cette même attitude qui est demandé aujourd’hui aux chrétiens, a-t-il ajouté, car « Jésus n’a exclu personne. Il a construit des ponts, non des murs » et « son message de salut s’adresse à tout le monde ».
 
Mais si Paul agit ainsi c’est « parce qu’il est sûr de Jésus Christ, ne doute pas de lui », a expliqué le pape. Ainsi les chrétiens qui, aujourd’hui, « ont peur de lancer des ponts et préfèrent construire des murs », sont « des chrétiens qui ne sont pas sûrs de leur foi, qui ne sont pas sûrs de Jésus Christ. Et ils se défendent »… en érigeant des murs.
 
« Le chrétien qui veut  transmettre l’Evangile,  doit aller dans cette direction : écouter tout le monde ». « C’est une bonne période dans la vie de l’Eglise », a-t-il insisté. A ses yeux, en effet, notre époque se prête mieux à un tel exercice que ce n’était le cas il y a 50 ou 60 ans.
 
Le pape François se souvient en effet : « Quand j’étais enfant, on entendait dans les familles catholiques,  y compris dans la mienne : ”Non, on ne peut pas aller chez tels gens, parce que, pour l’Eglise,  ils ne sont pas mariés … Eh bien ! C’était comme une exclusion. Non, on ne pouvait pas y aller ! Ou bien encore parce qu’ils étaient socialistes ou athées, on ne pouvait pas y aller. A présent, grâce à Dieu, non, on ne le dit plus ».
 
Paul montre quel est le chemin à suivre pour évangéliser, et comment il doit être entrepris  avec courage.  Quand l’Eglise perd ce courage apostolique, a relevé le pape François, elle devient « une Eglise à l’arrêt », une Eglise « ordonnée, belle mais sans fécondité, car elle a perdu le courage d’aller dans les périphéries, là où il y a de très nombreuses personnes victimes de l’idolâtrie, de la mondanité, de la pensée faible ».
 
« Alors demandons à saint Paul qu'il nous donne ce courage apostolique », a exhorté le pape, « cette ferveur spirituelle, cette sûreté ». Et si la peur de nous tromper constitue un frein, a-t-il recommandé, il faut nous dire que l’on peut se tromper mais ensuite se relever et continuer à aller de l’avant.
 
« Ceux qui ne marchent pas par peur de se tromper,  a-t-il conclu, sont encore ceux qui se trompent le plus gravement ».
 
 
 

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« L’Eglise ne grandit pas dans le prosélytisme ! Benoît XVI nous l’a dit. Mais elle grandit par attraction, par le témoignage, par la prédication », a souligné le pape François lors de sa messe du matin à la Maison Sainte-Marthe, ce mercredi 8 mai, en évoquant l’attitude du « bon évangélisateur ».
 
Le pape célébrait la messe en présence d’un groupe d’employés des Services généraux du Gouvernorat et de la Chancellerie du Tribunal de l’Etat de la cité du Vatican. Il leur a expliqué, avec force exemples et détails, l’attitude que doit avoir un chrétien pour annoncer Jésus-Christ autour de lui, et qu’il soit « accepté, reçu et non rejeté ».
 
Pour cela, il a cité l’exemple « courageux » de l’apôtre Paul qui a annoncé Jésus Christ aux peuples idolâtres, sans les juger ou les condamner mais en essayant de « toucher leurs cœurs » -sans leur dire : « Idolâtres ! Vous irez en enfer...» - mais en cherchant à dialoguer avec eux.
 
 C’est en cela, a-t-il ajouté, que « Paul est un pontife, un constructeur de ponts », et non « un constructeur de murs ».  C’est  cette même attitude qui est demandé aujourd’hui aux chrétiens, a-t-il ajouté, car « Jésus n’a exclu personne. Il a construit des ponts, non des murs » et « son message de salut s’adresse à tout le monde ».
 
Mais si Paul agit ainsi c’est « parce qu’il est sûr de Jésus Christ, ne doute pas de lui », a expliqué le pape. Ainsi les chrétiens qui, aujourd’hui, « ont peur de lancer des ponts et préfèrent construire des murs », sont « des chrétiens qui ne sont pas sûrs de leur foi, qui ne sont pas sûrs de Jésus Christ. Et ils se défendent »… en érigeant des murs.
 
« Le chrétien qui veut  transmettre l’Evangile,  doit aller dans cette direction : écouter tout le monde ». « C’est une bonne période dans la vie de l’Eglise », a-t-il insisté. A ses yeux, en effet, notre époque se prête mieux à un tel exercice que ce n’était le cas il y a 50 ou 60 ans.
 
Le pape François se souvient en effet : « Quand j’étais enfant, on entendait dans les familles catholiques,  y compris dans la mienne : ”Non, on ne peut pas aller chez tels gens, parce que, pour l’Eglise,  ils ne sont pas mariés … Eh bien ! C’était comme une exclusion. Non, on ne pouvait pas y aller ! Ou bien encore parce qu’ils étaient socialistes ou athées, on ne pouvait pas y aller. A présent, grâce à Dieu, non, on ne le dit plus ».
 
Paul montre quel est le chemin à suivre pour évangéliser, et comment il doit être entrepris  avec courage.  Quand l’Eglise perd ce courage apostolique, a relevé le pape François, elle devient « une Eglise à l’arrêt », une Eglise « ordonnée, belle mais sans fécondité, car elle a perdu le courage d’aller dans les périphéries, là où il y a de très nombreuses personnes victimes de l’idolâtrie, de la mondanité, de la pensée faible ».
 
« Alors demandons à saint Paul qu'il nous donne ce courage apostolique », a exhorté le pape, « cette ferveur spirituelle, cette sûreté ». Et si la peur de nous tromper constitue un frein, a-t-il recommandé, il faut nous dire que l’on peut se tromper mais ensuite se relever et continuer à aller de l’avant.
 
« Ceux qui ne marchent pas par peur de se tromper,  a-t-il conclu, sont encore ceux qui se trompent le plus gravement ».
 
 
 
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