Religion

Fioretti du Pape François : « La joie ne naît pas de la possession du dernier smartphone »

Il l’a rappelé aux futurs consacrés : la joie ne vient pas de ce que l’on possède, elle est contagieuse, elle doit être au cœur de la vie chrétienne.

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10.07.2013
Papa Francisco © Filippo MONTEFORTE / AFP
Joie dans l’assistance, joie sur le visage du pape François, joie, cœur de ses propos… Décidément, la joie fut au centre de la rencontre du samedi 6 juillet 2013, entre le pape François et les quelques six mille séminaristes ou novices en pèlerinage à Rome : des jeunes gens et jeunes filles, futurs prêtres, religieux (ses) ou consacré(e)s venus des quatre coins du monde (66 pays différents). Ils garderont de ce grand moment un souvenir inoubliable !
 
Voici les meilleurs extraits de ce discours, mélange de gravité (parfois), d’humour (souvent) et de sagesse (toujours).

« La joie - celle de l’Esprit Saint, pas celle du monde - ne nait pas de la possession du dernier Smartphone, du scooter le plus rapide ou de la voiture que l’on remarque ! (éclats de rire de connivence dans l’assemblée). Vraiment, je vous le dis : cela me fait mal quand je vois un prêtre ou une religieuse avec une voiture « dernier cri » : ça ne va pas ! (Applaudissements à tout rompre. S’en suit une petite digression du pape : « vous allez penser : (Saint) Père, il faut qu’on se déplace à bicyclette, alors ? Mais c’est bien, la bicyclette ! Monseigneur Alfred – ndlr : le secrétaire maltais du pape – roule en bicyclette ! Fin de la digression) … Bien sûr, une voiture est nécessaire pour travailler et se déplacer ici et là ! Mais on peut en prendre une plus simple, non ? Et si telle belle voiture nous plait, pensons à tous les enfants qui meurent de faim. Tout simplement ».

« La vraie joie ne vient pas des choses, de l’avoir. Elle vient de la rencontre, de la relation avec les autres. De se sentir accepté, compris, aimé ; d’accepter, de comprendre et d’aimer l’autre, parce qu’il est une personne. La joie nait de la gratuité d’une rencontre, de s’entendre dire : tu es important pour moi, pas forcément d’ailleurs avec de mots ».

« Saint Thomas a dit : « bonum est diffusivum sui » : le bien se diffuse de lui-même. La joie aussi ! La joie – la vraie - est contagieuse ! »

« Quand on est avec un séminariste ou une novice trop sérieux, trop triste, on se dit : il y a quelque chose qui ne va pas ! Il manque la joie du Seigneur, celle de la rencontre avec Jésus, qui porte au service, à la rencontre avec les autres ! S’il vous plait, jamais de prêtres ou de sœurs avec des faces de « piment dans du vinaigre » ! Sainte Thérèse d’Avila disait : « un saint triste est un triste saint ». Il ne peut pas y avoir de sainteté dans la tristesse ! »

« En vous appelant, Dieu vous dit : « Tu es important pour moi, je t’aime, je compte sur toi ». Jésus dit cela à chacun d’entre nous. Comprendre et entendre cela, c’est le secret de notre joie. Entendre que pour lui, nous ne sommes pas des numéros, mais des personnes, entendre que c’est lui qui nous appelle… Je me méfie du séminariste ou de la novice qui dit : « moi, j’ai choisi cette route ». Ca ne me plait pas, ça ne vas pas ! Devenir prêtre, religieux, religieuse, ce n’est pas d’abord un choix personnel, mais la réponse à un appel, et un appel d’amour ».

« Quand un prêtre, une religieuse, manque de joie, c’est souvent un problème de célibat. Je m’explique : vous, séminaristes, sœurs, vous consacrez votre amour à Jésus, un grand amour. Le cœur est pour Jésus, et cela vous porte à faire le vœu de chasteté, de célibat. Mais ce vœu ne s’arrête pas au moment [où on le prononce], il continue ! C’est une route qui murit vers la paternité pastorale, la maternité pastorale. Et quand un prêtre n’est pas père de sa communauté, quand une sœur n’est pas mère de tous ceux avec qui elle travaille, il (elle) devient triste. La vraie racine de la tristesse, dans la vie pastorale, est le manque de paternité et de maternité ».

« N’apprenez pas de nous – de nous (le Saint Père insiste) – qui ne sommes plus très jeunes, ce sport que nous, les vieux, pratiquons souvent : le sport de la plainte ! (Applaudissements !) N’apprenez pas de nous le culte de la déesse plainte ! Une vraie déesse, celle-là ! Soyez positifs ! »

Joie dans l’assistance, joie sur le visage du pape François, joie, cœur de ses propos… Décidément, la joie fut au centre de la rencontre du samedi 6 juillet 2013, entre le pape François et les quelques six mille séminaristes ou novices en pèlerinage à Rome : des jeunes gens et jeunes filles, futurs prêtres, religieux (ses) ou consacré(e)s venus des quatre coins du monde (66 pays différents). Ils garderont de ce grand moment un souvenir inoubliable !
 
Voici les meilleurs extraits de ce discours, mélange de gravité (parfois), d’humour (souvent) et de sagesse (toujours).

« La joie - celle de l’Esprit Saint, pas celle du monde - ne nait pas de la possession du dernier Smartphone, du scooter le plus rapide ou de la voiture que l’on remarque ! (éclats de rire de connivence dans l’assemblée). Vraiment, je vous le dis : cela me fait mal quand je vois un prêtre ou une religieuse avec une voiture « dernier cri » : ça ne va pas ! (Applaudissements à tout rompre. S’en suit une petite digression du pape : « vous allez penser : (Saint) Père, il faut qu’on se déplace à bicyclette, alors ? Mais c’est bien, la bicyclette ! Monseigneur Alfred – ndlr : le secrétaire maltais du pape – roule en bicyclette ! Fin de la digression) … Bien sûr, une voiture est nécessaire pour travailler et se déplacer ici et là ! Mais on peut en prendre une plus simple, non ? Et si telle belle voiture nous plait, pensons à tous les enfants qui meurent de faim. Tout simplement ».

« La vraie joie ne vient pas des choses, de l’avoir. Elle vient de la rencontre, de la relation avec les autres. De se sentir accepté, compris, aimé ; d’accepter, de comprendre et d’aimer l’autre, parce qu’il est une personne. La joie nait de la gratuité d’une rencontre, de s’entendre dire : tu es important pour moi, pas forcément d’ailleurs avec de mots ».

« Saint Thomas a dit : « bonum est diffusivum sui » : le bien se diffuse de lui-même. La joie aussi ! La joie – la vraie - est contagieuse ! »

« Quand on est avec un séminariste ou une novice trop sérieux, trop triste, on se dit : il y a quelque chose qui ne va pas ! Il manque la joie du Seigneur, celle de la rencontre avec Jésus, qui porte au service, à la rencontre avec les autres ! S’il vous plait, jamais de prêtres ou de sœurs avec des faces de « piment dans du vinaigre » ! Sainte Thérèse d’Avila disait : « un saint triste est un triste saint ». Il ne peut pas y avoir de sainteté dans la tristesse ! »

« En vous appelant, Dieu vous dit : « Tu es important pour moi, je t’aime, je compte sur toi ». Jésus dit cela à chacun d’entre nous. Comprendre et entendre cela, c’est le secret de notre joie. Entendre que pour lui, nous ne sommes pas des numéros, mais des personnes, entendre que c’est lui qui nous appelle… Je me méfie du séminariste ou de la novice qui dit : « moi, j’ai choisi cette route ». Ca ne me plait pas, ça ne vas pas ! Devenir prêtre, religieux, religieuse, ce n’est pas d’abord un choix personnel, mais la réponse à un appel, et un appel d’amour ».

« Quand un prêtre, une religieuse, manque de joie, c’est souvent un problème de célibat. Je m’explique : vous, séminaristes, sœurs, vous consacrez votre amour à Jésus, un grand amour. Le cœur est pour Jésus, et cela vous porte à faire le vœu de chasteté, de célibat. Mais ce vœu ne s’arrête pas au moment [où on le prononce], il continue ! C’est une route qui murit vers la paternité pastorale, la maternité pastorale. Et quand un prêtre n’est pas père de sa communauté, quand une sœur n’est pas mère de tous ceux avec qui elle travaille, il (elle) devient triste. La vraie racine de la tristesse, dans la vie pastorale, est le manque de paternité et de maternité ».

« N’apprenez pas de nous – de nous (le Saint Père insiste) – qui ne sommes plus très jeunes, ce sport que nous, les vieux, pratiquons souvent : le sport de la plainte ! (Applaudissements !) N’apprenez pas de nous le culte de la déesse plainte ! Une vraie déesse, celle-là ! Soyez positifs ! »

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