Politique 24.04.2013

Après la loi Taubira : non à l’obsolescence programmée, oui à la renaissance !

Le vote du « mariage pour tous» est une transgression si radicale qu’elle appelle une refondation de la société. Celle-ci est en marche ! Que rien ne puisse l'arrêter !

Philippe Oswald
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Philippe Oswald
24.04.2013
© PIERRE ANDRIEU
Une génération vieillissante, intoxiquée dès sa jeunesse par l’idéologie libertaire de mai 68, a voté le « mariage homosexuel » au cri de « égalité, égalité ! ». Egalité entre qui et qui ? Deux personnes, assurément, sont égales au regard des droits humains fondamentaux, quelle que soit leur orientation sexuelle. Mais l’union de deux homme ou de deux femmes, et d’un homme et d’une femme, ce serait du pareil au même ? Vraiment, il n’y aurait aucune différence ? Ni aucune conséquence pour la fécondité humaine, l’éducation des enfants, la stabilité de la famille et le dynamisme d’une nation ?  Et puis, égalité au profit de qui ? De la cellule familiale coupée de son altérité fondatrice ? Des enfants privés d’un père et d’une mère, à jamais en mal de filiation ? 

Ainsi une majorité parlementaire aurait le droit d’instaurer un bouleversement de civilisation d’une radicalité inouïe dans l’histoire humaine, au motif qu’elle est, pour un temps, majoritaire !

Si la journée du 23 avril 2013 est appelée à demeurer « historique », c’est pour avoir consacré un extraordinaire abus de pouvoir. En toute légalité, certes. Mais en toute illégitimité car une loi transgressive n’est pas légitime. Un parlement n’a pas le pouvoir d’effacer la différence sexuelle à la source de toute vie humaine. Des députés n’ont pas le droit de redéfinir la paternité et la maternité. Un gouvernement n’a pas pour mission d’instrumentaliser des personnes homosexuelles pour dynamiter la famille.

Mais « les jours sombres sont les veilles de victoire » (Maréchal Leclerc). Socialement redoutable, profondément inégalitaire et injuste, violentant les consciences, la loi Taubira est anthropologiquement nulle et non avenue. Se dressant contre la nature humaine, elle est d’ores et déjà frappée « d’obsolescence programmée » comme certains produits industriels - mais à l’insu, dans ce cas, de ses promoteurs.

Il serait donc stupide et délétère de céder au découragement et à la violence qu’engendre le désespoir. La mobilisation exemplaire des « veilleurs » doit se poursuivre. Pas simplement pour manifester pacifiquement, car la protestation n’aura qu’un temps. Ensuite, très vite, il faudra soutenir tous ceux - maires et officiers d’état-civil- qui ont déjà annoncé courageusement qu’ils recourront  à l’objection de conscience plutôt que de présider à des mariages homosexuels, quitte à subir les foudres de la loi.

Mais il faudra faire bien davantage : c’est à un travail en profondeur que nous devons, tous ensemble, jeunes et moins jeunes, nous atteler pour ouvrir les voies de cette « écologie humaine » que Tugdual Derville, figure emblématique de la Manif pour tous et délégué général de Alliance Vita, appelle à juste titre de ses vœux. Un appel sans doute étrange pour la plupart de nos politiques, mais en parfaite consonance avec l’engagement que l’Eglise attend aujourd’hui particulièrement des fidèles laïcs.

Changer de mentalité, réformer nos modes de vie, rompre avec la dictature de l’individu roi, et avec tout ce qui en nous reste complice du consumérisme sans limite, pour un profond engagement moral et politique au service de l’humain. Vaste programme, certes, mais que la fracture qui vient d’être ouverte à l’intime de notre société impose absolument.

Ce n’est pas le moindre paradoxe de la loi Taubira que d’avoir révélé à elle-même comme à l’ensemble de la nation toute une jeunesse ignorée des politiques, des partis et des médias. La voici debout, prête à s’engager généreusement sur le terrain social et politique au service du bien commun, du bien humain, de l’écologie humaine. Soyons à ses côtés en l’aidant à mûrir et à se former au service de tous et d’abord des plus démunis, sans jamais l’instrumentaliser.  Ne mesurons pas notre peine, travaillons sans relâche à l’unité dans la vérité. Il y faudra de la prière, encore et plus que de sueur et de larmes mais « qui sème dans les larmes, moissonne dans la joie » (Psaume 125)

Une génération vieillissante, intoxiquée dès sa jeunesse par l’idéologie libertaire de mai 68, a voté le « mariage homosexuel » au cri de « égalité, égalité ! ». Egalité entre qui et qui ? Deux personnes, assurément, sont égales au regard des droits humains fondamentaux, quelle que soit leur orientation sexuelle. Mais l’union de deux homme ou de deux femmes, et d’un homme et d’une femme, ce serait du pareil au même ? Vraiment, il n’y aurait aucune différence ? Ni aucune conséquence pour la fécondité humaine, l’éducation des enfants, la stabilité de la famille et le dynamisme d’une nation ?  Et puis, égalité au profit de qui ? De la cellule familiale coupée de son altérité fondatrice ? Des enfants privés d’un père et d’une mère, à jamais en mal de filiation ? 

Ainsi une majorité parlementaire aurait le droit d’instaurer un bouleversement de civilisation d’une radicalité inouïe dans l’histoire humaine, au motif qu’elle est, pour un temps, majoritaire !

Si la journée du 23 avril 2013 est appelée à demeurer « historique », c’est pour avoir consacré un extraordinaire abus de pouvoir. En toute légalité, certes. Mais en toute illégitimité car une loi transgressive n’est pas légitime. Un parlement n’a pas le pouvoir d’effacer la différence sexuelle à la source de toute vie humaine. Des députés n’ont pas le droit de redéfinir la paternité et la maternité. Un gouvernement n’a pas pour mission d’instrumentaliser des personnes homosexuelles pour dynamiter la famille.

Mais « les jours sombres sont les veilles de victoire » (Maréchal Leclerc). Socialement redoutable, profondément inégalitaire et injuste, violentant les consciences, la loi Taubira est anthropologiquement nulle et non avenue. Se dressant contre la nature humaine, elle est d’ores et déjà frappée « d’obsolescence programmée » comme certains produits industriels - mais à l’insu, dans ce cas, de ses promoteurs.

Il serait donc stupide et délétère de céder au découragement et à la violence qu’engendre le désespoir. La mobilisation exemplaire des « veilleurs » doit se poursuivre. Pas simplement pour manifester pacifiquement, car la protestation n’aura qu’un temps. Ensuite, très vite, il faudra soutenir tous ceux - maires et officiers d’état-civil- qui ont déjà annoncé courageusement qu’ils recourront  à l’objection de conscience plutôt que de présider à des mariages homosexuels, quitte à subir les foudres de la loi.

Mais il faudra faire bien davantage : c’est à un travail en profondeur que nous devons, tous ensemble, jeunes et moins jeunes, nous atteler pour ouvrir les voies de cette « écologie humaine » que Tugdual Derville, figure emblématique de la Manif pour tous et délégué général de Alliance Vita, appelle à juste titre de ses vœux. Un appel sans doute étrange pour la plupart de nos politiques, mais en parfaite consonance avec l’engagement que l’Eglise attend aujourd’hui particulièrement des fidèles laïcs.

Changer de mentalité, réformer nos modes de vie, rompre avec la dictature de l’individu roi, et avec tout ce qui en nous reste complice du consumérisme sans limite, pour un profond engagement moral et politique au service de l’humain. Vaste programme, certes, mais que la fracture qui vient d’être ouverte à l’intime de notre société impose absolument.

Ce n’est pas le moindre paradoxe de la loi Taubira que d’avoir révélé à elle-même comme à l’ensemble de la nation toute une jeunesse ignorée des politiques, des partis et des médias. La voici debout, prête à s’engager généreusement sur le terrain social et politique au service du bien commun, du bien humain, de l’écologie humaine. Soyons à ses côtés en l’aidant à mûrir et à se former au service de tous et d’abord des plus démunis, sans jamais l’instrumentaliser.  Ne mesurons pas notre peine, travaillons sans relâche à l’unité dans la vérité. Il y faudra de la prière, encore et plus que de sueur et de larmes mais « qui sème dans les larmes, moissonne dans la joie » (Psaume 125)

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